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La Forêt d’arganier ou arganeraie

arganeraieL’arganeraie, une beauté utile

La beauté sauvage, l’authenticité et le pittoresque des sites naturels marocains sont renommés.
Dans le Sud-Ouest du Maroc, le territoire de l’arganeraie offre un grand nombre de paysages naturels.
Ces paysages sont parmi les plus caractéristiques et les plus merveilleux du Maroc.

Géographiquement…

Relativement moins connu, ce territoire groupe des paysages de littoral, de plaine et de moyenne montagne.
L’arganeraie associe aussi une flore remarquable et une faune spécifique.
L’arganeraie forme un vaste territoire triangulaire de 8.000 km2.

carte réserve de la biosphère de l'arganeraie

Carte de la réserve de la biosphère de l`arganeraie de l`UNESCO

Elle borde l’Océan Atlantique sur la façade Ouest reliant l’embouchure de l’oued ( voir glossaire) Tensift au Nord d’Essaouira. L’arganeraie continue jusqu’à Guelmime au Sud en passant par Agadir et Tiznit. A l’Est, l’arganeraie rentre dans les terres jusqu’à Tafraoute et s’étire un peu jusqu’à Taroudant. L’oued Noun délimite l’arganeraie sur son côté Sud-Est.
Cette région du Sud-Ouest marocain constitue un attrait sans égal de vastes paysages arides, rocailleux, multicolores et souvent vallonnés.
Cet attrait doit beaucoup aux touches brillantes et verdoyantes apportées par l’arganier, un arbre unique au monde.
Les paysages rencontrés dans l’arganeraie sont à la fois lunaires par l’abondance des pierres et chaleureux par la couleur ocre du sol.
L’arganeraie réunit beauté, dépaysement et singularité. Ces étendues d’arbres provoquent l’émerveillement.

Socio-économiquement…

L’importance du système socio-économique engendré par l’arganier sont tels qu’ils ont conduit l’UNESCO à classer l’arganeraie comme réserve de la biosphère en 1998.
En plus de la beauté qu’il donne aux paysages, l’arganier représente une source de subsistance renouvelable pour les populations locales.
Les racines de l’arganier servent à la stabilisation du sol pierreux de l’arganeraie et son bois est utilisé comme combustible, matériaux de construction ou de fabrication d’ustensiles de cuisine et d’outils agricoles.
En plus, son ombre, ses feuilles et ses fruits abritent et nourrissent le bétail.
Finalement et plus que tout, l’huile d’argane sert d’aliment et de médicament aux hommes.
Ainsi, à lui seul, l’arganier assure l’équilibre et le développement harmonieux des villages de l’arganeraie.

arganeraie

L`arganeraie

L’origine du mot arganier fait l’objet de nombreux débats.
La plus probable serait d’origine tamazight (voir glossaire).
L’arganier signifierait “ce qui reste attaché à une localisation donnée” ou “qui ne se déplace pas”.
L’origine du nom arganier reflète sa spécificité à ne se multiplier que dans le Sud-Ouest du Maroc.
C’est le froid qui détermine la zone supérieure d’extension. S’il peut facilement supporter la chaleur, l’arganier est très vulnérable au froid.
Le Sud-Ouest du Maroc est la seule zone au monde où l’arganier pousse naturellement.
L’arganier est décrit comme l’Arbre de Fer. Il symbolise la force, la longévité, la résistance et
l’espoir.
L’arganier abrite les cultures, procure du travail, nourrit le bétail et fournit de l’huile, la fameuse huile d’argane.
L’arganier assure donc la subsistance de millions de personnes vivant dans des zones difficiles et parfois isolées.
L’arganier est une sorte d’arbre-providence qui influence très fort la vie quotidienne de ces populations.

L’arganeraie, une beauté fragile

Les phénomènes naturels

On assiste à la diminution de la superficie de l’arganeraie souvent due à l’augmentation progressive du désert.
Avec le déficit en eau de ces dernières années, cette progression est irréversible.
Le Haut-Commissariat aux eaux et forêts lutte contre la désertification depuis la reconnaissance de l’arganeraie comme réserve de la biosphère par l’UNESCO en 1998.
La régression est déplorable.
Grâce à sa résistance à la sécheresse, sa frugalité et son système racinaire puissant, l’arganier permet la fixation des sols.
L’arganier participe naturellement à la lutte contre l’érosion et favorise l’ombrage de zones immenses.
L’arganier permet donc le développement d’une flore microbiologiques essentielle à la fertilité du sol et la survie d’une faune spécifique, en particulier l’écureuil d’arganier.
La sécheresse n’est pas suffisante pour expliquer l’ampleur de la déforestation.

Écorce d'arganier

Écorce d`arganier

L’action de l’homme

A ce phénomène naturel s’ajoute en effet l’activité humaine.
Au début des années 1900, l’arganier était prisé pour la préparation du charbon de bois à cause de la dureté de son bois.
Cette activité a été poursuivie dans les zones de forte densité par les plus pauvres des populations locales.
Des arganiers ont aussi été abattus pour être utilisé comme bois de chauffage et de construction.

Régénération de l'arganeraie

Projet de régénération de l`arganeraie

De plus, ces populations rurales laissent grimper leurs chèvres dans les arbres considérant les feuilles comme “fourrage suspendu”.
Les dommages causés par les chèvres sont très importants : ralentissement de la croissance, fragilité et vulnérabilité des arganiers.
Une partie de l’arganeraie a été récemment détruite au profit des cultures maraîchères et céréalières ainsi qu’à la production d’agrumes.
Leur rendement à court terme est évidemment plus élevé.
L’impact de ces cultures sur la composition et l’érosion des sols est désastreux.
Le paysage est dénaturé et les nappes phréatiques s’épuisent. Les effets de la sécheresse s’amplifient et le sol se stérilise.
Le désert trouve ainsi un terrain propice à sa progression.

Ces dernières années, la plantation d’oliviers et de caroubiers s’est répandue dans les zones déboisées de l’arganeraie.
L’olivier et le caroubier offrent à moyen terme une rentabilité beaucoup plus forte que l’arganier.
Il est aisé de comprendre le raisonnement des populations pauvres qui se battent quotidiennement pour assurer leurs besoins.
Toutefois, la valeur financière de l’arganier commence à être reconnue et le prix d’achat de ses fruits montent.
Ces faits ne reçoivent pas encore un écho suffisamment favorable .

L’explication réside dans le fait que la culture de l’arganier n’est pas encore reconnue comme une activité agricole réelle.
L’arganier est encore considéré comme un arbre poussant naturellement, par volonté divine.
Il faut domestiquer l’arganier (le planter, l’entretenir, l’exploiter et assurer sa propagation).
Il faut inciter les populations à changer de mentalité.
Elles auront alors un nouveau regard sur l’arganeraie.
C’est la seule possibilité d’inverser la tendance destructrice actuelle.
Il est donc grand temps de prendre conscience que l’arganier est la réponse naturelle la mieux adaptée contre la progression du désert.
C’est un fléau qui frappe les régions du Sud-Ouest marocain. Peu d’armes sont réellement efficaces, excepté l’arganeraie.

Arganier

Arganier

Domestiquer, cultiver les arganiers permettra la sauvegarde de l’arganeraie d’un point de vue écologique et économique.
L’arganeraie est vivante et en constante évolution.
Elle subit les attaques du climat et des hommes.
L’arganeraie souffre mais se reconstruit.
L’arganeraie est un lieu chargé d’histoire.

Voyez aussi notre article sur la fabrication traditionnelle de l’huile d’argane !

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